Les vivants et les morts, c’est l’histoire de Rudi et de Dallas. Ils s’aiment et travaillent à la Kos, l’usine qui donne du travail à toute la région. Mais l’usine va fermer, comment en faire le deuil ? Faut-il accepter l’inacceptable ? Qui sont les responsables et comment lutter ? La violence est elle le dernier recours de ceux qui ne sont pas écoutés ?
Il y a du Zola ou du Steinbeck dans ce livre. L’histoire fait immédiatement penser à Germinal, à la révolte des laissés pour compte sacrifiés par des intérêts financiers. Mais au delà de la chronique sociale et de la fresque épique relatant la lutte pour son identité, il y a la reconstitution quasi documentaire d’un univers en voie de disparition. Et une peinture naturaliste de ces villes industrielles du Nord qui meurent petit à petit.
Ce livre m’a vraiment hanté longtemps, difficile de lâcher ses personnages et de le fermer au bout de ses 800 pages tant on rentre dans son univers.
+1
New discussion
Answer
+1